Je dois vous avouer aussi qu’hier soir, lors de mon premier et sûrement dernier blog-ftour, je n’étais pas tout à fait dans mon assiette, ou, si vous préférez, pas tout à fait dans mon bol. Dès le matin, à cause d’un sérieux oubli d’ordre professionnel, j’étais vachement irritable, chose qui a entraîné, dès le réveil, un incident, disons, domestique. Et comme c’est souvent le cas, ce sont les gosses qui encaissent. Je traite mon fils de « fumiste » pour ne pas m’avoir rappelé de rappeler son prof de maths, et ma fille « d’incapable » pour avoir trop laissé sonner son portable. Je claque la porte et je me dirige au bureau. Je règle rapidement mon « oubli » - Merci Taher et mille excuses de t’avoir réveillé si tôt! – et j’attaque le reste du boulot. J’y renonce aussitôt. Non, vraiment, je n’étais pas bien. Je passe au kiosque pour acheter les journaux, et là, je me rends compte que j’avais paumé mes lunettes de vue. C’était la 2 è fois en 3 mois et la 3 è fois en un an. C’est mon opticien, lui, qui est devenu riche. Bref, pour ne rien vous cacher, si je n’avais pas peur de décevoir mes amis blogeurs et surtout les plus jeunes d’entre eux, j’avais failli renoncer à ce fameux blog-ftour. J’y suis allé, je n’étais pas bien du tout, mais j’ai fait semblant. J’ai « simulé » et je n'aime pas du tout ça. Et alors que j’étais presque au bout de ma « simulation », quelqu’un demanda le silence, et m’annonça qu’à « la demande générale » et après « consultation de tous les présents et toutes les présentes », « on » avait décidé, caméra au poing, de m’interroger. C’était, effectivement, un « interrogatoire ». Au début, un peu cabotin, et adorant les blagues, y compris les plus indigestes, j’ai accepté de jouer le jeu. Mais, sans doûte brusquement perturbé par la forme confuse, empruntée et surtout implicitement accusatrice de la « chose » - « on » m’a même reproché ma présence « assidue » aux blog-meetings - j’ai joué faux, très faux. Alors que je répondais à côté, la musique remonta d’un coup. Sauvé par le gong ! J’ai fait encore « semblant » que j’étais « bien », et quelques minutes après, j’ai quitté les lieux avec, déjà, la ferme décision de « changer quelque chose ». Ce matin, et après que la nuit m’ait porté conseil, et après avoir froidement analysé les pour et les pour qui et pourquoi faire, les contre les contre tous et les contre-attaques, et après m’être avoué que même si, effectivement, c’est bien beau d’être différent, de ne rien faire « comme les autres » et de ne pas être « normal », il n’est pas « normal » non plus, que tes propres amis commencent - en fait, ça, ça a commencé il y a longtemps - à te trouver « pas normal », et après avoir ressenti – ça aussi, ça a commencé, il y a longtemps - une certaine saturation et, il faut le dire, une certaine crise d’inspiration, et par crainte de décevoir tous mes amis ou d’intriguer encore plus les autres , j’ai décidé d’arrêter de bloguer. Cette décision, je l’espère de tout cœur, n’est pas irréversible. Je vous demande de m’en excuser, mais je vous assure que ce n’est pas très facile de ne pas être « normal ». Je n y arrive pas. Jusqu'à présent, je ny suis jamais arrivé. Et puis, je crois très sincèrement que je suis fatiqué et que j’ai besoin de faire une pause. Et de faire autre chose. J’ai tellement de projets en tête dont certains sont fabuleux et que j'ai trop tardé à réaliser. En attendant, je laisse mon blog ouvert. Il est à vous, mais, je suis vraiment désolé, ce n’est pas une attitude malveillante ni« Kallat souab », mais je ne répondrai à personne. Mes vrais amis, eux et elles, savent où me joindre. Mais je vous conjure, tous et toutes, ne me demandez pas de revenir tout de suite. Mais, je vous le promets, je reviendrai dès que je me sentirai mieux. Dès que je me sentirai « normal ».

Adieu. À bientôt. __ Mohamed Laroussi__ - le Dimanche 15 octobre à 13h