Le temps c’est de l’argent. Je ne vous apprends rien, je le sais. Et l’argent, il est où ? BAVO ! comme dit ma toute petite nièce. Dans les banques ! Et le temps ? « Et le temps… Et le temps… Et le temps… Et le temps… Et le temps… Pose-le là . Sur la table » chantait Bécaud. J’aime beaucoup Bécaud. Les banques aiment beaucoup l’argent. Et le temps ? Pas beaucoup. Ils n’ont pas le temps pour le temps. Comme l’argent, le temps leur est compté. Le temps, ça compte, chez eux. Ne comptez pas sur moi pour les défendre, mais si on compte avec eux, on va trouver qu’ils ont raison en fin de compte : 8h/16h45 – 8h/15h30 = 1h15 sans compter les intérêts. Alors les banquiers, se sont dit : quel est l’intérêt ? En effet, que gagne-t-on à bosser 1h15 de plus cet été, si l’été dernier on bossait 1h15 de moins ? Imparable ! Rien à dire, le calcul est bon. Alors que fait-on les gars ? On débraye, on ralentit, et on s’arrête. L’horaire continu, d’accord, mais NOTRE horaire continu ! Et les autres, alors ? On s’en fiche ! Nous, nous sommes les banquiers, messieurs ! Les autres peuvent travailler autant qu’ils veulent et même plus s’ils le veulent. Pas nous ! Nous, le fric nous fatigue, le fric nous donne des tics,le fric nous donne des tics-tacs, et après, on attaque. Compris ? Oui, oui, oui, on va changer ça dans l’heure qui suit. Au fait, qui a dit qu'au Maroc, les décideurs n'avaient pas de pouvoir ?

PS :Excusez-moi, je n'ai pas le temps de vous parler de mon voisin, je cours à la banque.