-------------------------------------------------- BIG BLAG BLOG - Le blog de ML -------------------------------------------------------------- "Fais n'importe quoi, mais tires-en de la joie" (Henry Miller).

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jeudi 30 juin 2005

Eh vous l -haut !!!

Le blog est sûrement une invention du diable. C’est bien, c’est bon, c’est beau. Mais comme tout ce qui est bien, bon et beau, c’est plein de pièges. C’est un peu comme un fruit défendu. Ça vous sert et ça vous dessert (fruit-dessert, pigé ??). C’était l l’intro un peu biscornue une partie du mystère de ma récente disparition forcée. Cliquez pour en savoir plus. C'est long, mais très instructif. Je dirais même plus : c'est très constructif.

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mardi 28 juin 2005

Ah, quel monde cruel !

ça fait 3 jours que je suis censé rentrer au pays, 3 jours que je n'ai pas donné de mes nouvelles, 3 jours que je suis porté disparu, et pas un, et surtout pas une parmi vous, n'a cherché savoir ce que je suis devenu, ni même si je suis revenu. Vraiment, je n'en reviens pas !

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samedi 25 juin 2005

Voir Paris et claquer

Vous qui me lisez et qui n'avez pas, comme moi, la chance d'être cette semaine Paris, vous ne savez ce que vous avez perdu. Moi si. J'ai tout perdu. Tout mon fric. Il ne me reste plus un rond. Enfin, il me reste juste de quopi prendre un taxi pour l'aéroport. J'ai tout dépensé. Avec plaisir et delectation. Les soldes Paris, il faut les vivre pour le croire. C'est de la folie. Et moi je suis fou.

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jeudi 23 juin 2005

Je t'apporterai des orages

Paris. Boulevard de l'Opéra. Terrasse d’un petit bistro pas très loin de la Ram. Il fait une chaleur torride. Affreux ! Je commande un diabolo menthe avec beaucoup de glaçons. Je commence la lecture du « Monde ». Blair donne des leçons d’Europe aux européens. Il fait encore plus chaud. It’s hot ! Je lève les yeux. C’est beau Paris quand il fait chaud. Les parisiennes sont belles croquer. Je pose « Le Monde ». Ouste Tony !

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mercredi 22 juin 2005

Il était une fois Cannes

Le rideau est tombé, les lampions se sont éteints, et il n y a plus Cannes que des pubeurs qui pubent, des touristes qui touristent et des cannoises et des cannois qui font des allers et retours sur la croisette plusieurs fois. Il était une fois Cannes. J'étais Cannes. Je n y suis plus. Et maintenant où suis-je ? Si vous voulez le savoir, suivez-moi

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mardi 21 juin 2005

32 degres a l ombre

Gros bisous de la ville des stars , interdite aux tristes, aux aigris et aux avares

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samedi 18 juin 2005

Cannes I go ???

Je suis triste. Je vais vous quitter et, croyez-moi, je n'en ai pas tellement envie. Si, si, je vous assure. Mais, que voulez-vous, c'est la vie. C'est le devoir qui m'appelle. Si vous avez cru jusque-l que je passe ma vie bloguer, vous avez (presque) tout faux. Je travaille aussi, de temps en temps, et de temps en temps seulement. Et, justement, dans le cadre du peu de travail que je travaille, j'ai un déplacement de quelques jours .... je n'ose pas vous dire... j'ai peur d'être engueulé. Mais, attention ! Ne croyez surtout pas que c'est pour faire du tourisme. L -bas - et c'est ce que j'ai dit aussi ma femme - ça va être l'enfer. Oui, bien sûr, vous, et comme je vous connais, vous allez encore me prendre pour un vrai faux bourgeois, snob, mondain et tout et tout, alors que moi, vous me connaissez, je suis quelqu'un de très normal avec des goûts très simples et surtout pas de tchatch, pas de chichi, et pas de caprices. Ou si peu. Bref, cest demain que je pars. Mais, pour des raisons de sécurité, je ne pourrais vous dire ni où ni quand. Je vais vous donner juste un indice, un seul : l où je vais aller, il se peut, il se pourrait, que j'y rencontre M. Youssfi, notre ex-grand Premier ministre. J'ai envie de le revoir ne serait-ce que pour lui exprimer ma profonde solidarité. Il ne le sait peut-être pas, mais, moi aussi, et pour la première fois, ses anciens amis socialistes ne m'ont invité leur congrès. Je ne sais vraiment pas ce que je leur ai fait. Mes bouquins ? Mais j'ai été super sympa avec eux. Mais, la prochaine fois, je les préviens : ça va être leur fête. Ça m'a fait de la peine, vous ne pouvez pas savoir... Bref, comme le vieux doit être triste, lui aussi, je me ferai un plaisir de lui faire causette au bord de la croisette. Et, maintenant, je vous annonce la meilleure. L -bas, je vais sûrement - le rencard est déj fixé - rencontrer quelqu'un que vous connaissez tous, dont je vous ai beaucoup parlé, et qui, ici comme l -bas, est une super star. Je ne vous en dirai pas plus. Je vous enverrai des photos. D'ici l , portez-vous bien et priez pour moi.

vendredi 17 juin 2005

Emploi du temps

Aujourd'hui est un jour béni : j'ai trouvé deux magnifiques perles dans deux journaux différents. Apparemment, elles n’ont rien voir entre elles, pourtant, j’ai comme l’impression qu’elle proviennent de la même « culture », mais je n‘arrive pas trouver…

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jeudi 16 juin 2005

Michael..blanchi

Excusez-moi, mais c'est plus fort que moi : je n'ai pas pu résister l'envie d'en parler. Des trucs comme ça, ça n’arrive pas tous les jours. D’ailleurs, je voulais le faire déj hier, mais comme vous savez, hier, il y a eu un événement bien plus important, n'est ce pas, et auquel il serait inutile de revenir (J’en profite au passage pour un dire un grand Merci tout le monde. Vraiment, ce blog est un vrai cadeau du ciel). Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du grand Michael Jackson qui est passé, comme chacun sait, côté d’une énorme erreur judiciaire. Je le voyais déj , le pauvre, en taule avec des loubards de Harlem, des noirs « pure race », mangeant du pain rassis, debout, même pas assis, sans tunique blanche, ni lunette noires, ni chapeau, lui, le nouveau blanc de peau. Mais, heureusement, et quoiqu’on dise, il y a encore de la justice chez les yankees. Moi, Michael, c’est un mec que j’aime bien (au fait, dites-moi, c’est bien un mec, ce mec-l ?). Mais, je dois avouer que quand j’ai appris qu’il faisait des choses - "Les Choses" - avec les petits-petits, ça a été un grand choc pour moi. Pourtant, il y avait quelque chose que je n’avais pas pigé : comment m'étais-je demandé, un mec, enfin, ce type de « mec », ce Bambi-no quoi, qui, paraît-il, ne sait pas faire - ou ne peut pas faire - « les choses » avec les nanas, va-il les faire avec les petits-petits ? D’ailleurs, lui, avait toujours juré qu’il était innocent, et les jurés ont fini par le croire. Avant hier, ils ont carrément décrété qu’il était blanc comme neige. Ouf ! En tout cas, ça n‘avait ni queue, ni tête. Je parle de cette histoire. Pas de Michael, bien sûr.

mercredi 15 juin 2005

Happy Birthday toooooooo meeeeeeee...

Oui, Sanaa, tu as bien deviné : c'est aujourd'hui mon anniversaire et effectivement tu as été la première me le souhaiter puisque c'était, dis-tu, OH06 et je t'en remercie. Seulement, cette heure-l , je n'étais pas en face d'un écran, mais en train de déguster le dernier chapitre d'un très beau livre que je m'étais promis de finir, justement, avant l'heure fatidique. En tout cas, si j'ai écrit ce billet hier soir (demain sera un grand jour), ce n'est ni par fanfaronnade aiguë, ni par ego surdimensionné, mais tout simplement, pour partager (parce que bloguer, c'est partager, n'est-ce pas ?) avec tous mes ami(e)s blogueurs et blogueuses, ce petit moment personnel porteur d'une lourde charge, en même temps, de nostalgie, de plaisir et... de tristesse. Voil . C'est fait. On n'en parle plus. Jusqu' l'année prochaine. Inchallah.

mardi 14 juin 2005

Demain sera un grand jour

www.phosmaroc.com

Demain, c'est mercredi et pour les marocains comme pour des milliards d’humains

Que ce soit les chinois, les russes, les grecs, les américains et même les romains

Ça sera pour tous un jour ordinaire, normal, banal, bref, ça sera un jour commun

Mais, pour moi, et pour quelques très rares privilégiés bien nés comme moi

Demain sera un grand jour, un jour presque aussi grand que le jour où j’ai vu le jour

Et si vous voulez vraiment savoir pourquoi ce jour si normal, si commun, sera un grand jour

Laissez votre ordinateur allumé, votre souris sous la main et attendez patiemment demain

lundi 13 juin 2005

Haca Ouine !

Ce tout petit billet pour annoncer que mon ami Mohamed Douieb, ex journaliste l'Économiste, La vie Éco et Aujourd'hui le Maroc, et actuel producteur d'émissions de télé, vient de lancer un nouveau magazine appelé "MEDIAMARKETING" et qui traite, vous l'avez sûrement deviné, de médias, de marketing et...de pub. On y vient. Je le lui ai fait des compliments, mais râleur comme je suis, je lui ai fait aussi pas mal de reproches, mais ça, c'est entre nous. Toujours est-il, il a choisi pour sa première Une, le dossier de la pub comparative, illustrée par une superbe caricature signée....personne. ( Moi, comme je suis intelligent, j'ai deviné qui c'est mais je ne vous le dirai pas. Na !). Et pour donner un coup de jeunesse mon déj vieux billet sur les spots de Maroc telecom et de Debbouz ( Au Maroc et nulle part ailleurs), et avec sa permission, j'ai décidé de lui emprunter cette illustration qui, d'ailleurs, ne me coûte pas un rond. Mais, comme vous avez dû le remarquer, je lui ai fait de la pub. ça s"''appelle du Win-Win.

Du code... l'âne

C’est bien une autoroute, c’est bien au Maroc, et c’est bien un âne. Un vrai de vrai. Et la photo - je vous le jure - est une vraie photo. C’est mon grand pote et grand artiste Jalil Bounhar (www.photosmaroc.com) qui en est l’auteur. No comment !

dimanche 12 juin 2005

C'est pas toujours dimanche

Comme vous l'avez sûrement remarqué (ou allez le remarquer demain puisque aujourd'hui c'est dimanche et vous avez d'autres blogs chatter), l'allure du beau blog qui est le mien s'améliore de jour en jour. Derrière cette superbe transformation, il y a quelqu’un qui j’aimerais rendre – et ce n’est pas dans mes habitudes habituelles – un hommage public car il s’occupe de moi, même les dimanche (la mise en blog de mes bouquins, le changement de photo de « l’auteur » et bien d’autres astuces, c'est lui). J’ai nommé, et sous vos applaudissements : AYOUB ! Alors, tous en chœur, crions : CHAPEAU !

PS qui n’a rien voir : tout entre nous, j’ai fait ça pour éviter qu’il me réclame, encore une fois, ses « billets »

vendredi 10 juin 2005

À la bonne heure !

Ça y est ! C’est officiel ! L’horaire continu est adopté par « notre gouvernement ». Comme disait M. Seiko : « Il était temps ! ». Mais, attendez une seconde, ce n’est pas tout fait fini. D’abord, ce n’est pas pour demain. Et comme dit le proverbe suisse : « Avant l’heure, ce n’est pas l’heure ». Il va falloir attendre le 1er juillet. Ne me demandez pas pourquoi le 1er Juillet, je ne sais pas. Par contre, je sais booooocoup d’autres choses. Par exemple (je commence) … que ça ne concerne que les fonctionnaires et les collectivités locales, que le secteur de l’enseignement (c.a.d. plus de la moitié de l’effectif de la fonction publique) n’est pas concerné, et que désormais « on » travaillera (quand on travaillera) jusqu’ … 36 h et des poussières par semaine ! Et dire que les Français se sont bouffé le nez pendant des années pour arriver ce résultat ! Oui, c’est vrai, ces mécréants de français n’ont pas de Vendredi saint, mais, bon… Je continue : cet horaire continu peut, aussi, en quelque sorte, être mobile. Je vous explique : normalement, tu rentres 8h 30 et tu sors 16h 30 (avec une pause-repas de 30 mn). Mais, tu peux, si tu veux, rentrer 8 h et sortir 16 h. C’est simple comme « bonjour, où sont mes mots croisés ? ». Il suffit de pointer. Pointer ? Comment ils vont faire ? C’est vrai, je n’ai jamais vu de pointeuse ni la perception, ni la préfecture, ni même ma « Dar la khlifa». Mais, ne vous en faites pas, ils ont sûrement la solution. Je continue et j’arrive au meilleur : la pause-repas ! Eh bien, tenez-vous bien, le repas, ils y ont pensé aussi. Fini le casse-croûte minable chez la mahlaba du coin ! Fini le tagine de « batata ou zitoune » froid dans la veille boite de « guiguouz ».Tout ça, c’est le passé. Dès le 1er juillet, tout le monde aura droit un ticket-repas la modique somme de 40 dhs par tête d’affamé. Ouais, je vois d’ici les râleurs chroniques qui vont essayer de multiplier par le nombre de jours pour déduire, hâtivement et stupidement, que le total du mois va dépasser, selon eux, le salaire de certains agents.. Mais je leur dis, d’ici, qu’ils auront tout faux. Parce que, ce qu’ils ne savent pas, ou plutôt, ce qu’ils ne veulent pas savoir, c’est, comme dirait mon ami Khalil El Hachimi, hier comme aujourd’hui, le Marocain est toujours capable de faire des miracles. Ioua Koulou Baz !

En attendant , N'goûdout !

Chez les érudits, les instruits, les licenciés, les docteurs, bref, chez tous les "dits-paumés chauds-meurs", on appelle ça, un "Sit-in". Chez les autres, ces "autres", par exemple, c'est tout simplement, l'attente de jours meilleurs.

http://www.photosmaroc.com

jeudi 9 juin 2005

It's incredible !

" Je ne partage pas le point de vue de ceux qui pensent que les blogs sont des médias crédibles; les gens qui ont recours aux blogs sont intéressés par une autre forme d'information. Cependant, tous ceux qui disséminent de l'information doivent être pris au sérieux car, la fin de la journée, tout se répartit entre ce qui est crédible et ce qui ne l'est pas"

( Chris Cramer Président de CNN. Citation rapportée par Pierre Louette, DG de l'AFP lors du Séminaire des Décideurs Médias organisé Rabat en fév. 2005)

mercredi 8 juin 2005

L'Hêtre et le Néant

"L'arabe est une formidable langue de bois. Parler pour ne rien dire pendant une heure est un sport part entière" ( Hicham Abkari - Pdt de la Moroccan Underground Federation et Chargé de l'animation culturelle de Casablanca- dans l'Interrogatoire de TelQuel N° 179 du 4 Juin 2005)

mardi 7 juin 2005

ça va ?

Je vais bien. Et si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux. Guy Bedos

Les nouveaux socialistes

"..dans un esprit d'ouverture, nous pensons que si nos camarades sur le plan local, acceptent l'adhésion de membres d'autres partis politiques, nous ne voyons aucun inconvénient"

( Mohamed El Yazghi -Interview l'ÉCONOMISTE du Mardi 7 Juin 2005 - propos du récent ralliement l'USFP de certains parlementaires dont un, issu du MDS, le parti d'Archane !)

Wa na-douuuuuuuuuuuuuuu !

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lundi 6 juin 2005

Driss-moi ce que tu lis...

« j’évite de lire la presse nationale et je ne regarde plus les chaînes nationales pour ne pas déprimer » ( Driss Jettou -Le journal Hebdo n° 211 du 4 juin 2005).

Maintenant je comprends mieux pourquoi il n'arrive pas résoudre les problèmes des marocains. Tiens ! J’ai une idée : Et si on lui donnait les adresses de nos blogs. Je suis sûr qu’il serait beaucoup plus inspiré et, en plus, sans être « déprimé ».

dimanche 5 juin 2005

The day after

Aujourd'hui, c'est dimanche, un jour où je ne fais rien, où il ne se passe rien ou pas grand chose. Mais, hier c'était samedi, samedi 4 juin, c'était un grand jour, a big DAY, c'était the BLOG DAY. Nous étions qualitativement très nombreux. Moi qui venais, peine il y a quelques jours, d'être "converti" ( pour reprendre la formule de notre pape tous Rachid), hier , j'ai été conquis. Avant - et l je ne vous apprends rien - j'étais déj très intelligent, mais depuis hier, je me sens TROP intelligent. En tout cas, sûrement plus intelligent que ceux et celles qui ont raté ce sacré jour. Merci rachid, taher (mon ex cher et brillant étudiant, et surtout, le sponsor de mon glob), othmane, hicham, anouarE, mohammed et nisrine qui m'a fait ré-aimé le blog et reconcilié avec l'arabe. Permettez-moi une petite pensée émue pour Ayoub ( sans lequel etc.). Merci tous et toutes. Et très bientôt.

vendredi 3 juin 2005

écrire...

"Ecrire c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier." Françoise Lefèvre

inter-net / inter- not

Aujourd'hui, je rentre au bureau midi (réunion l'extérieur toute la matinée). Je veux me connecter. Impossible ! Allo Wanadoo. Réponse : "tout casa hors circuit. C'est la faute Maroctélécom". Question : ça va revenir quand ? Réponse wanadoo : "ché pas m'sieu" ! Avec ou sans internet, je crois que le moyen âge est toujours l . Hélas.

À tout seigneur...

Comme il faut bien inaugurer une rubrique - ici on dit "catégorie" - j'ai voulu inaugurer "mes amis" en rendant hommage à un journaliste "pas comme les autres", un précurseur avant l'heure, un vrai chef de bande (passante), un blogueur hors pair, notre père (et notre frère à tous), le grand Rachid Jankari. Continue l'ami , on te suit !

jeudi 2 juin 2005

La ferme ou casque !

Tout l'heure, quand je suis rentré déjeuner la maison, mon concierge d'habitude souriant et affable, me tendit, les yeux larmoyants, une enveloppe jaune cachetée en rouge. " C'est un gars du tribunal qui l'a amenée". Comme je pense que je n'ai rien me reprocher de délictuel, j'ai souri et j'ai ouvert la lettre : un papier de mauvaise qualité estampillé "tribunal de BenGuerir", avec plein d'inscriptions dactylographiées en arabe, et ça et l , des gribouillis en charabia gribouillés avec un stylo Bic chinois moitié vide. J'ai réussi quand même déchiffrer le message : 400 Dhs + 30 Dhs payer illico presto je ne sais où. Délit : excès de vitesse ! Excès de combien ? Oualou ! Va savoir !En fait, c'est un truc qui est arrivé il y a presque un an. J'avais un rancard (de boulot bien sûr) Marrakech. Alors que j'étais au niveau de la grande porte de la Base militaire de Benguerir, j'ai diminué la vitesse 60 KMs/h t comme la plaque me l'ordonnait et, dès que j'ai dépassé de quelques 400 500 m, j'ai augmenté progressivement la vitesse et l , 800 m environ de la plaque de la limitation de vitesse, j’aperçois, cachée dans la broussaille, une vieille Renault Express blanche avec ses fameuses antennes caractéristiques. J'étais un peu surpris et je me suis dit que c'était peut-être un gendarme qui piquait un somme. Mais, quelques dizaines de mètres plus loin, 2 têtes masquées me somment de m'arrêter et m'annoncent triomphalement que j'avais commis le délit impardonnable de l'excès de vitesse. « Vous rouliez 74 Kms/h ». Excédé (on ne se refait pas), j’ai commencé expliquer au gendarme ahuri que « c’est de l’abus de pouvoir, du racket organisé, que le radar n’avait pas être l où il était, et que j’étais parfaitement en droit de reprendre ma vitesse normale aussitôt le portail dépassé ». Et vous savez ce qu’il m’a répliqué ? : « Tant qu’il n y a aucune plaque qui vous indique de reprendre votre vitesse normale, jvous n'avez pas dépasser les 60 Kms/h" . Et l , abasourdi, il me lance, haineux, la phrase fatidique : « si tu n’avais pas rouspété comme tu l’as fait, je t’aurais pardonné. Ça t’apprendra la prochaine fois ! ». Je vous jure que c’est authentique. Et maintenant, vous croyez que je vais la fermer ?

Fameux Boulevard

J'ai adoré le dernier "L'KOUNACHE" Magazine, le Magazine du Boulevard des Jeunes Musiciens offert en supplément au dernier TelQuel. J' y ai trouvé toute l'info qu'il me faut pour rester dans le coup et pouvoir continuer d'apprécier aussi bien les Beatles, les Who ou Let Zepplin que Kreator, DJ Abdel, Hoba Hoba spirit ou Dayzine. Au fait, la fête c'est les 2,3,4 et 5 Juin au COC et au RUC. Alors "maudissez Satan" et au diable le conformisme !

Les Nôtres ont dit OUI .

" 83 % des Français du Maroc ont voté OUI la Constitution européenne" ( El Bayane du Jeudi 2 Juin 2005) Au fait, c'est vrai que Basri est rentré au Maroc ?

Au Maroc et nulle part ailleurs

Ce papier, je l'ai écrit, comme c'est souvent le cas, par impulsion. Je l'ai proposé un quotidien sérieux et tout et tout qui a hésité, puis suggéré d'ajouter une "mise jour", et enfin promis de le publier "dès qu'il peut". C'était il y a un mois. Et depuis plus rien. Pourquoi ? Essayez de deviner. Heureusement un mec génial, le fameux mec qui m'a contaminé, m'a offert spontanément le gite dans son blog. Et je peux dire que je n'ai pas été déçu. Merci Ayoub de m'avoir "hébergé". Je te revaudrai ça.

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CD la tentation

Ce billet sera très court car je veux aller tout driot au but : Ce billet, comme d'alleurs tout ce qui sera produit désormais ici par ma matière grise rose, riche et intarissable, sera VERROUILLÉ. Donc, impossible copier, et donc, surtout, impossible pirater. Vous vous rendez compte ? Savez-vouis combien on compte au Maroc de de CD piratés : 30 millions. Oui, vous avez bien lu :30 millions. Autant de CD piratés que de marocains. 1 CD piraté pat tête de pipe. Moi, j'ai ma propre lecture de ce chiffre : s'il y a autant de CD piratés, c'et que, forcément - n'est ce pas monsieur de la palisse ? - il y a VRAIMENT PAS MAL DE PIRATES dans les parages. ça, au moins, c'est irréfutable. Et quand je dis "pirates", je n'entends pas par l uniquement les ingénieurs géniaux de derb ghalef ou de Cariane Dallas, mais tous ceux et celles qui utilisent, tapent, achètent, se font offrir des CD piratés, c'est dire moi, toi, lui, elle, eux, elles, vous.. ( quelqu'un n 'est pas d'acord). Eh bien , vous devez savoir que, cause de moi, toi, lui, elle, eux, elles, vous... "ON" perd 2 milliards de dhs ( par jour? par semaine? par an ? "ON" ne me l'a pas précisé). Alors, si vous avez encore un tout petit choyuia de conscience citoiyenne et d'esprit démocratique et moderniste, vous savez ce qui vous reste faire : planquez tous vos CD. Vous savez, un maire peut en cacher un autre. Je vous aurais prévenus.

mercredi 1 juin 2005

Au nom du maire…

J’hésite toujours, mais, chaque fois, c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de le dire et le re-dire: les Marocains sont des gens extra-ordinaires. Je vais vous donner un exemple, un seul. Je vais vous parler d’une affaire dont tout le monde parle dans tous les restaurants, tous les cafés et tous les glaciers de Casablanca Il s’agit, justement - quelle belle transition ! - de la démolition spectaculaire par les autorités communales d’un glacier prestigieux en cours de construction. La presse qui a rapporté l’info affirme, sans rougir, que « les propriétaires ont été choqués par cet acte qu’ils qualifient de “barbare” ». Les pauvres ! Ils vont me faire pleurer. De quoi s’agit-il ? Je vous raconte : Tahiti, la célèbre piscine de la corniche a entamé, il y a quelques semaines - il était temps ! - de grands travaux de réaménagement, d’embellissement, d’agrandissement, de terrassement, et comme vous allez le voir, de « rehaussement ». Pour montrer le changement et pour que vous ne croyez pas qu’on ment, elle a été rebaptisée pompeusement : Tahiti Beach Club. Trois noms en un. Je parie ce que vous voulez que le prix d’entrée va être, lui aussi, multiplié par trois. Mais, passons. C’est ainsi que les promoteurs de ce magnifique projet, et pour rentrer dans leurs frais, ont dû céder un petit peu de cet immense espace un de leurs amis, cousins, conjoints, concubins, qu’importe !, pour le mettre, lui aussi, dans le bain, pour lui donner une place au soleil, pour qu’il y construise un grand glacier. Je devrais plutôt dire : « un haut glacier », parce que, justement, on y arrive, ce glacier était - sans jeu de mots - très haut placé. D’ailleurs, Il était si haut placé qu’il risquait, et c’est ce qu’il n’a pas manqué de faire, de cacher la vue de la mer tous les quidams, qu’ils soient hauts, moyens ou bas classés. Or, justement la loi, y compris dans ce bled d’hors la loi, interdit toute construction sur le front de mer qui dépasse une certaine hauteur, et plus précisément le niveau (-1) par rapport au trottoir. Vous voyez : c’est clair comme l’eau de mer. « Mais nous avons eu une autorisation ! », pleurnichent-ils, outrés. Oui, d’accord, mais c’était une autorisation pour une « réfection » et non une « construction ». Ce n’est pas kif-kif ! Décision de Monsieur le maire qui adore la mer : « qu’on démolisse la charpente ! ». Réaction des hauts constructeurs : « Il n’a pas le droit car le maire est un élu, pas une autorité ». Tiens, ça, c’est la meilleure ! C’est vous faire détester la glace vie. Et je suis sûr que ces mecs se gargarisent chaque soir devant les écrans de France 2 et d’Arte, de leçons de démocratie, de citoyenneté, et de modernité. Mais, ici, au bled, on préfère discuter avec « l’autorité », avec le « makhzen », parce que, disent-ils, avec ces gens-l , au moins, on arrive toujours s’entendre. Par contre avec des élus, et surtout les zélés d’entre eux… Et attendez, j’ai laissé le plus beau pour la fin : “Presque tous les établissements de la corniche outrepassent cette loi.”, rétorquent-ils, pour défendre minablement leur mauvaise « cause ». Qu’est ce que je vous disais ? Ils ne sont pas extra-ordinaires, les Marocains ?

« Que personne ne rigole ! »

Moins d’un an après, je reviens. Je récidive. Je commets un nouveau délit, peut-être, encore plus grave que le premier. Le truc d’aujourd’hui, c’est vraiment une autre histoire. Cette fois, je ne tire pas, mais je ressors les victimes et je me délecte. Je vous explique : le taré que je suis et que j’ai toujours été, après avoir déliré longtemps et un peu partout, décide, et pompeusement en plus, de ramasser le tout, de le dépoussiérer, de trier un peu, d’éliminer beaucoup, et de remettre le tout dans un emballage tout neuf. Ce truc-l , ça a un nom : ça s’appelle une compilation. Compile. ou face. Ça passe ou ça casse. Au fond, ça casse rien, car, au fond, y a pas grand-chose casser. Cependant, je dois apporter quelques précisions. J’ai toujours écrit et publié des bêtises et ce, depuis ma plus tendre et croustillante enfance. Je ne gardais jamais rien. Pour moi (et sûrement aussi pour les autres), ce que j’écrivais, ça n’avait absolument rien de glorieux. En plus, ça ne pouvait se consommer que frais. C’était du périssable. Au-del de la limite du jour, si on ne l’a pas lu, tant pis, on n’en parle plus. Il faut attendre le prochain qui arrivera un jour, plus ou moins lointain. Mais, en fait, il y avait une autre raison : je ne gardais rien parce que, bizarrement et paradoxalement, je ne me suis jamais vraiment pris au sérieux. Résultat : une bonne partie de mes délires grandioses et grotesques a péri sur l’autel de mon immense modestie légendaire. Donc, si vous m’avez bien suivi, je ne vous livre pas tout dans ce livre. D’ailleurs, vous n’auriez pas pu le supporter. Alors, je me suis fait souffrance et j’ai procédé ce qu’on pourrait appeler, une sélection. Je devais dire, pour me faire plaisir, que je vous ai préparé un assortiment. Il y en a moins d’une centaine, entre chroniques épiques, billets d’humeur variable, articles divers divertissants, et même, en bonus, des coups de cœur ou des coups gueule, inédits. Ce n’est pas pour dire, mais c’est un vrai régal. Un « assortiment », vous dis-je ! Pour que vous puissiez vous y retrouver, j’ai essayé, tant bien que mal, de respecter un certain ordre et une certaine chronologie. En tout cas, j’espère de tout cœur que vous aurez du plaisir les lire, oui, pour certains d’entre vous, les relire. Je profite de cette occasion pour remercier solennellement tous les éditeurs de journaux qui ont eu la gentillesse ou la maladresse d’héberger un berger égaré et tordu comme moi, et qui sont devenus, par la force des choses, mes complices. Ne pouvant pas me démentir, je leur suggère de ne pas avoir de regrets, ni de remords, et, au contraire, d’en faire un acte de bravoure en le revendiquant haut et fort. Enfin, je voudrais m’adresser toutes les personnalités, hautes ou minuscules, importantes ou négligeables, parties ou sur le départ, les personnalités ex-puissantes disparues ou indispensables bientôt remerciées, et tous les simples quidams, qu’ils soient hommes ou dames, tous ceux et celles que j’ai dû titiller travers mes écrits, quelquefois durement, souvent maladroitement, mais jamais (trop) méchamment, tous ceux qui s’étaient reconnus ou qui se reconnaîtront, je voudrais dire ceci : je pense, sûrement tort, que je n’ai pas le droit de renoncer, ni de renier mes textes, fussent-ils extravagants, insensés ou absurdes, et que le fait de les republier aujourd’hui, ne relève ni du caprice maladif, ni du sadisme pernicieux, mais, tout simplement de mon droit, somme toute, légitime, l’expression, l’égarement… et la bêtise.


Mohamed Laroussi

Février 2005

PM Éditions www.publiday.co.ma/Publications.html

Au secours, j’ai écrit un livre !

Vous avez bien lu : oui, moi, « je », j’ai écrit un livre. Un vrai livre. En vérité, je ne sais pas si on peut appeler ce truc-là , « livre », mais, je vous avoue que je n’ai pas trouvé un autre mot capable de nommer, avec précision, cette chose qui n’a ni queue, ni tête, ni forme, ni fond. Ainsi font, font, font, tous les fadas de mon genre. Justement, me demanderiez-vous, ce « livre », c’est quoi, comme genre ? Sincèrement, je ne saurais vous répondre. D’abord, ce n’est pas un roman car, à ma connaissance, un roman, ça raconte une histoire. Or, dans ce « truc-là », je ne raconte aucune histoire. Des histoires, moi, j’en cherche tous les jours. Ce n’est pas un essai car, à ma connaissance, un essai, c’est une œuvre savante. Or, tout le monde le sait, moi, je ne veux rien savoir. Ce n’est pas, non plus, un récit, car, à ma connaissance, un récit, c’est, un peu, un conte. Or, moi, les « contes », je ne les règle pas comme ça… enfin…, je veux dire… pas tout à fait comme ça. Alors, insisteriez-vous, c’est quoi, à la fin, ce « truc-là » ? Sincèrement, je vous le jure, si je le savais, je vous le dirais. Pour tout vous dire, comme disait l’autre, je n’en ai aucune idée. Ce qui est sûr, par contre, c’est que, ce que je vous « livre » aujourd’hui, ne répond, à ma connaissance, à aucune norme « livresque ». Toujours est-il, vous devez quand même savoir, qu’avec moi, ce n’est jamais sérieux. Sauf, de temps en temps. En tout cas, livre ou pas, pour être fixé, il va falloir le lire, pour le savoir. Il y a même une date de sortie : Samedi 14 Février 2004. Eh oui, un 14 Février* ! Le jour de la fête des amoureux. Vous voyez, quoi qu’on dise, j’aime tout le monde. Et, bien sûr, comme on dit, qui aime bien…
Mohamed Laroussi
Février 2004


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